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Contexte
La loi vise notamment à simplifier le dialogue social. Le
dialogue social étant tous les types de négociation, de consultation ou
d’échanges d’informations entre les représentants du gouvernement, les
employeurs et les travailleurs sur un intérêt commun relatif à la politique
économique et sociale.
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Ce que la loi instaure
La loi instaure des mesures pour favoriser le dialogue
social :
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Les entreprises de 50 à 300 salariés peuvent,
sur initiative de l’employeur, regrouper les délégués du personnel, le comité
d’entreprise, le CHSCT au sein d’une délégation unique du personnel (DUP). Les
entreprises de plus de 300 salariés devront passer par un accord majoritaire
pour regrouper ces instances.
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Elle introduit un droit universel à la
représentation pour les salariés de très petites entreprises de moins de 11
salariés via des commissions régionales paritaires
Le texte recentre les consultations/informations entre
salariés et employeurs autour de trois temps forts : l’orientation
stratégique de l’entreprise, la situation économique et financière de l’entreprise,
la politique sociale de l’entreprise et les conditions de travail et l’emploi.
Les obligations de négocier sont elles aussi réorganisés
autour de trois temps forts : la rémunération, le temps de travail et la
répartition de la valeur ajoutée seront négocier tous les ans. La qualité de
vie au travail sera négociée tous les ans. La gestion des emplois et des
parcours professionnels sera négociée tous les trois ans.
Enfin, le texte crée quelques grands dispositifs :
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Le compte personnel d’activité (à partir de janvier
2017) qui rassemblera le compte personnel de formation, le compte épargne temps
et le compte personnel de prévention de la pénibilité. Le but est de rendre les
droits des salariés plus lisibles et donc, de sécuriser leur parcours
professionnel.
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La prime d’activité remplace la prime pour l’emploi
et le RSA activité. Elle est versée chaque mois sous conditions de ressources
et son montant dépend des revenus du foyer. Elle est recalculée tous les 3
mois.
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Le régime d’assurance chômage des intermittents
est inscrit dans la loi.
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Les pathologies psychiques peuvent être
reconnues comme maladie d’origine professionnelle (notamment le burn-out).
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